dimanche 16 février 2020

Palmarès, 13 ans après

Il y a 13 ans je publiais ce billet, dans lequel j'établissais une sorte de palmarès d'auteurs et de livres qui m'avaient marqués. Non que je sois un inconditionnel des classements, mais j'ai trouvé intéressant de me pencher à nouveau sur les mêmes questions aujourd'hui, en m'autorisant 5 réponses dans chaque catégorie : les réponses seront-elles les mêmes ? Quelles seront celles de mes lecteurs d'aujourd'hui s'il y en a ? Allons-y.

Les cinq livres de mon enfance :

  • Le club des cinq d'Enid Blyton
  • Les six compagnons de Paul-jacques Bonzon
  • Niourk de Stefan Wul
  • Le prince d'Omeyya d'Anthony von Eisen
  • La gloire de mon père et les suivants

La ferme africaine a disparu de cette catégorie, comme Arsène Lupin et Les jours meilleurs, tous ouvrages que j'avais lus déjà (largement) sorti de l'enfance. On retrouve néanmoins Karen Blixen dans la catégorie suivante.

Les cinq écrivains que je lirai et relirai encore :

  • Karen Blixen
  • Colette
  • Vladimir Nabokov
  • William Faulkner
  • Frank Herbert
  • Marcel Proust

Oui je sais...

Shakespeare a disparu, puisqu'il serait malhonnête de prétendre l'avoir lu : ma fréquentation se borne à La tempête et au Songe d'une nuit d'été, à peu près. Et la baronne von Blixen et Colette font leur apparition, à la fois pour les personnalités et pour les œuvres respectives. On retrouve à côté les quatre incontournables. Faulkner que je me suis mis à relire en entier, et maintenant je sais pourquoi il fait partie des quatre. Herbert pour l'ampleur de l'œuvre et notamment pour Dune, Nabokov pour la même raison plus l'émerveillement devant l'écriture. Proust... bah Proust.

Les cinq écrivains que je ne lirai plus jamais : ben j'en sais rien, j'ai oublié jusqu'à leur nom...

Les cinq premiers livres de ma liste à lire :

Il y avait ça :

  • Le fascisme en action de Robert O. Paxton

  • Quatre soeurs de Junichirô Tanizaki

  • Cent vues du mont Fuji de Osamu Dazai

  • Les fiancés d'Alessandro Manzoni

  • Mémoires de la Comtesse de Boigne

dont j'ai lu les quatre premiers. La liste actuelle ressemble à ça :

  • Le nuage et la valse de Ferdinand Peroutka
  • Vivre ma vie d'Emma Goldman
  • la suite des œuvres complètes de Faulkner, le volume III qui commence par Si je t'oublie Jérusalem
  • Camus, que je découvre avec passion
  • La mort de Virgile de Hermann Broch
Pas certain qu'il s'agisse des 5 premiers mais ce sont les titres qui me viennent à l'esprit sans avoir mes étagères sous les yeux, et ils feront sans aucun doute partie des ouvrages de ce début d'année.

Les cinq livres que j'emporterais sur une île déserte :

  • Les sagas islandaises
  • Un guide complet de la faune et de la flore
  • Le Zibaldone de Giacomo Leopardi
  • La Bible, probablement (étonnant, non ?)
  • un grand dictionnaire illustré
Les derniers mots d'un de mes livres préférés :

je vous mettrai la fin du grand roman d'Anna Maria Ortese, Le port de Tolède, mais je ne l'ai pas sous la main pour l'instant.

Bon et c'est pas tout ça, mais maintenant va falloir vous y coller à votre tour. J'attends vos réponses et vos listes en commentaires, et j'en ferai probablement d'autres billets pour en discuter.

vendredi 14 février 2020

Retour sur 2019 - 1

Une cinquantaine de livres pour une année assez riche en beaux textes, belles découvertes, coups de cœur et quelques grosses déceptions. Ils seront présentés à peu près dans l’ordre de lecture.

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dimanche 9 février 2020

L'entrave

On pourrait passer son temps à citer des extraits des livres de Colette mais on n'aurait alors plus le loisir de les lire. Malgré tout, en voici un, qui donne une bonne idée du ton de ces premiers écrits et de la manière dont Colette pratique le retour sur soi, sans complaisance, sans sévérité  […]

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Un singe en hiver

Terminé il y a peu le roman d'Antoine Blondin qui a donné le film célèbre d'Henri Verneuil et le numéro de duettistes non moins célèbre de Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo. Publié en 1959, on y retrouve l'esprit de dérision et la verve des dialogues de Michel Audiard, dont il était un ami proche  […]

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mercredi 21 mars 2018

Clarice Lispector - Nouvelles (2)

Poursuite de la lecture des nouvelles de la sorcière brésilienne. Nous sommes toujours dans La légion étrangère, le troisième groupe de textes de cette édition complète. Après Le partage des pains, L’œuf et la poule étonne de nouveau : la nouvelle a parfois les accents d'une vraie réflexion  […]

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dimanche 18 mars 2018

La sorcière de Rio

C'est en écoutant les émissions de France Culture consacrées à l'écrivaine brésilienne que j'avais entendu ce qualificatif pour la première fois : "sorcière". Alors forcément j'étais curieux, je l'attendais au tournant, l'icône de tout le peuple brésilien... Et les premières nouvelles de cette édition complète (Nouvelles - éditions des femmes - Antoinette Fouque) m'avaient laissé un peu sur ma faim. Même si, même si, certaines de ces Premières nouvelles tombaient juste, visaient bien, dans le style introspectif obsessionnel, dans l'analyse des sentiments et des fêlures-que-nous-avons-tous-au-fond-de-nous : Obsession, justement, et Gertrude cherche conseil résonnaient bien à mes oreilles. Mais le charme n'agissait pas complètement. Je pensai que c'étaient des écrits de jeunesse, qu'il fallait patienter et persévérer.

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jeudi 1 novembre 2012

Diadorim

Terminé de relire (parfaitement Mesdames et Messieurs, je relis, moi. J'écris pas, alors forcément, j'ai le temps, hein) Diadorim (dont le titre original est, comme de juste, beaucoup plus beau : Grande Sertão : Veredas), le magnifique roman du brésilien João Guimarães Rosa. Si vous ne le connaissez pas, courez sans attendre vous procurer ce livre et plongez-y vous. Mais alors Mario, t'es gentil (oui, le livre est préfacé par Mario Vargas Llosa mais comme je le connais bien, j'ai vu tous ses films, je me permets de l'appeler Mario), donc Mario, t'es sympa mais y a pas besoin de ta préface pour s'apercevoir fissa que ce roman n'est pas seulement le récit des aventures des jagunços dans les immenses espaces des grands plateaux brésiliens mais aussi, et même avant tout, un exercice langagier et une réflexion sur le destin, le Bien et le Mal, Dieu et le Diable.

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mardi 6 novembre 2007

Contraste

Littérature, terre de contrastes. Vente à la criée du lot 49 de Thomas Pynchon et Le Boucher des Hurlus de Jean Amila. Deux livres et deux auteurs très différents mais qui, par-delà tout ce qui les sépare, possèdent ce qui est indispensable pour faire œuvre de qualité : une voix.

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